Antigone des associations le dimanche 12 septembre.

Nous serons comme chaque année présents et ravis de vous accueillir à notre stand N°338, devant les restaurants situés en bordure du Lez.

Que vous soyez choriste, responsable d’un chœur, professionnel ou simplement que vous ayez envie de chanter, nous pourrons vous orienter et vous faire part de nos actions pour le développement du chant choral amateur.

Partager, rencontrer, c’est cette opportunité que nous offre l’Antigone des associations!

A dimanche.


Chanter peut être vital.

C’est le témoignage émouvant de ce professeur de chant qui ne doit sa survie qu’à la bonne pratique de la respiration recueilli sur le site de l’Institut Français d’Art Choral.

Témoignage d’une cheffe de chœur professionnelle, qui s’est formée à l’étranger et qui exerce à Paris depuis 30 ans.

La semaine du 9 mars démarre pour moi comme bien d’autres: une répétition le lundi, une deuxième le mercredi, deux qui se suivent le jeudi avec, dans l’intermède, du travail avec mes chanteurs solistes, des rencontres avec les musiciens accompagnateurs, des voyages en métro, des courses au supermarché, la vie privée… Rien ne laisse présager l’expérience qui allait bientôt suivre… Or, le vendredi 13 mars, je commence à tousser et à avoir une gène importante au niveau de la poitrine. Deux jours plus tard, je découvrirai que j’avais attrapé la Covid-19.

En effet, le dimanche, après le premier tour des élections, je me suis couchée avec une gène grandissante. Je me suis réveillée vers 2h du matin avec de la fièvre, 38°6. Je me suis donc décidée à appeler le numéro d’information dédié mis en place par le gouvernement. Le conseiller n’a pas hésité une seule seconde: il fallait appeler le 15.

Je précise que nous étions au tout début de l’épidémie en France. À ma connaissance, personne n’était malade autour de moi. Le confinement n’avait pas encore été annoncé. J’ai décidé d’annuler ma répétition du samedi, je commence à songer à l’annulation de celle du lundi…

Le médecin du 15 me conseille de prendre du Paracétamol et d’attendre. Deux heures plus tard, le thermomètre marque 39°9. Je panique et compose à nouveau le 15. Mais, cette nuit là, les services sont débordés et pas encore assez préparés. Le médecin que je réussis à avoir au bout du fil me conseille de ne plus rappeler sauf « si vous vous sentez mourante »! Ce sont l’état de choc et la peur.

La maladie ne fait que commencer et elle sera pointée par la fièvre, les fortes migraines, la tachycardie, la toux incessante, la perte de l’appétit, des douleurs articulaires… Très dur. Le médecin que je réussis à avoir en téléconsultation le jeudi 19 au matin me rassure: « vous êtes à votre septième jour, le pire est passé ».

Quelle ne serait ma sidération quand, à partir du jeudi soir, les choses commencent à empirer. Je perds le goût et l’odorat dans l’après midi; la fièvre et la toux s’intensifient dans la nuit, la migraine repart de plus belle et, surtout, je respire de plus en plus mal. Le lendemain soir, j’attends les 21 respirations par minute. J’ai dépassé le seuil. Je suis en détresse respiratoire.

Mes enfants, qui m’ont accompagnée pendant toute la maladie, appellent alors le 15 et mettent en route le haut parleur. L’attente est infinie et je n’ai pas envie de partir à l’hôpital. Je me dis alors « tu es chanteuse, tu sais respirer bon sang »! Ce fut la pensée salvatrice. Je commence alors à pratiquer la respiration que nous connaissons tous et que nous recommandons régulièrement à nos choristes. Les yeux fermés, j’ouvre les côtés, sur les flancs, dans le dos. J’essaye d’expirer lentement, en comptant, en cherchant à « soutenir» pour réduire le débit et ainsi améliorer ma ventilation. Avec une concentration maximale, je compte les secondes: inspire! expire!. En même temps, mon fils compte les minutes d’attente au 15 tandis que ma fille surveille le rythme respiratoire. 20 minutes plus tard, le Samu n’a toujours pas décroché. Ma fille constate alors que je suis à 16 respirations/sec : c’est gagné ! Nous décidons de raccrocher le combiné.

Mon médecin traitant me dira plus tard que c’est la ventilation exercée grâce à la bonne pratique respiratoire qui m’a évité les urgences et l’hospitalisation.

Je remercie donc plus que jamais les pouvoirs bénéfiques du chant. Nous en vantons souvent ses bienfaits, ses qualités pour la psyché et pour l’esprit mais aussi pour l’équilibre physique de l’être . Je peux aujourd’hui en témoigner avec joie.

La deuxième semaine de maladie fut la plus dure et complexe. J’ai dû faire souvent appel à la pratique de la respiration du chanteur, même si elle fut régulièrement interrompue par les quintes de toux ou par la tachycardie angoissante.

J’ai fut déclarée guérie le 21 avril, soit plus de 5 semaines après les premiers symptômes. Par chance, lors de mes dernières répétitions, j’avais déjà adopté les distances obligatoires et interdit les embrassades entre choristes. Je crois n’avoir contaminé personne lors des répétitions de la dernière semaine de travail. Les deux choristes (de groupes différents) qui attrapèrent la maladie l’ont eue en même temps que moi ce qui élimine pratiquement toute probabilité que je sois à l’origine de leur contagion… Ce fut un grand soulagement.

Je tiens à souligner l’énorme soutien que tous les chanteurs représentèrent pour moi dans cette période éprouvante. Leur présence et leur solidarité font aussi partie des qualités indissociable de la merveilleuse pratique qui est la nôtre.


Rester debout.

Nous rêvions de cette rentrée : le plaisir des retrouvailles, de chanter ensemble sans contraintes sanitaires, de se remettre à nos programmes et oublier cette fin d’année difficile.

Hélas, cet enthousiasme a été vite rattrapé par ce virus qui s’acharne. Les consignes arrivent de toutes parts, évoluent avec la vitesse de propagation du Covid et laissent les responsables de chœurs dans l’embarras sur les conditions de reprise : masque ou non, organisation « Covid » des répétitions, réduction des effectifs, programmation des concerts… Les choristes qui s’estiment plus exposés hésitent à revenir tout de suite et certains chefs de chœur s’inquiètent pour la pérennité de leur activité. Quant au public, il voit l’offre de concerts se réduire.

Un contexte morose qui peut pousser à baisser les bras et attendre des temps meilleurs.
Or ce serait le plus mauvais choix car plus l’arrêt sera long plus la reprise sera difficile. Chacun peut agir pour ne pas briser cette belle dynamique que nous avons connue : le public en allant aux concerts, les choristes en ayant confiance dans les mesures prises au sein de leur chœur, les responsables de chœur en maintenant les répétitions avec des mesures adaptées et en préparant de nouveaux concerts, les chefs de chœur en imaginant de nouvelles formes de répétitions respectant les contraintes.

Nous ne savons pas comment va évoluer la situation, quelle durée, quelle profondeur. Incertitude la plus complète. Mais ce qui est certain c’est qu’il y aura bien un moment où nous en sortirons. Et plus nous resterons dans la dynamique plus facilement nous relancerons.

C’est cet esprit qui anime notre association. Nous continuons en attendant des temps meilleurs.

Ainsi la deuxième édition de notre festival « Hérault les Chœurs ! » est engagée pour le dimanche 30 mai 2021, toujours au domaine d’O. Retenez la date. Et nous sommes toujours sur un projet au domaine de Bayssan.

Notre assemblée générale aura lieu à Pierrevives le samedi 14 novembre et sera suivie d’une réunion de présentation du festival.

Par ailleurs nous nous apprêtons à mettre en ligne le nouveau site de l’association qui a pour but de renforcer les liens entre tous les acteurs du chant choral : choristes, chœurs, professionnels, public…

Sans oublier qu’après le changement de municipalité nous travaillons maintenant pour que l’association retrouve sa place à Montpellier et sa métropole, répondant à l’ambition du maire d’en « faire une ville de référence sur la place du chant choral ».

Alors au-delà de toutes les consignes sanitaires, gardons-en une : rester debout !

A bientôt

Pierre Quénard
Président de l’Association des Chœurs du Languedoc


Le bon et le mauvais virus

Le mauvais vous le connaissez. Le bon, les choristes le portent sans en être conscient. C’est celui de chanter ensemble. Le premier sera éphémère, le second est dans nos gênes. Alors regardons l’avenir avec optimisme, cette formidable passion reprendra le dessus. Le plaisir de chanter ensemble, de retrouver notre public sera d’autant plus intense que nous avons pris conscience de son importance en en étant privé pendant de longs mois. Soyons donc optimistes pour l’avenir. Il reste que ce virus nous met bien difficulté voire dans la peine pour ceux qui ont été directement touchés par la maladie. Notre festival “Hérault les Chœurs!” prévu  le 17 mai à été annulé. Nous attendions 65 chœurs, 5 à 6000 visiteurs. Une grosse déception parmi d’autres. Il n’y aura pas de report et nous sommes maintenant sur la programmation de mai 2021. Dans cette période de confinement chaque chœur recherche des solutions pour maintenir l’activité. Garder le contact d’abord et en profiter pour apprendre à distance de nouvelles partitions, voire même pratiquer quelques exercices vocaux. Les outils de réunion vidéo permettent d’échanger mais pas de chanter ensemble.  Certains font des montages qui donnent l’illusion d’un chœur constitué comme on en voit de nombreuses diffusions sur le  réseau. Mais chanter ensemble, ce n’est pas assembler des voix individuelles. C’est avant tout s’écouter, mettre nos voix en harmonie, ressentir les mêmes vibrations, ce que la technique aujourd’hui ne permet pas de faire à distance. Cela viendra peut-être un jour mais ce n’est pas pour tout de suite. Et c’est tant mieux. Le confinement nous aura au moins appris, ou rappelé, combien nous avons besoin de ces contacts physiques, de se voir en vrai, de se rencontrer, de partager. Tout ce que nous apporte le chant choral. Alors il faut bien le reconnaître nous sommes tout de suite quelque peu décontenancés. La perturbation de notre activité chorale est sans commune mesure avec la crise sanitaire et économique mais reste une vraie préoccupation. On trouvera toujours des solutions pour le commerce, la production, les services. C’est déjà un peu plus compliqué pour l’éducation. Pour tous ceux qui ont besoin de contact comme certains sports, la danse et bien entendu le chant choral, c’est la grande inconnue. Il faut reconnaître que nous faisons tout ce qu’il ne faut pas faire : nous nous rassemblons, nous nous rapprochons pour mieux nous entendre et nous postillonnons comme il n’est pas permis de le faire. Alors la reprise de notre activité chorale que ce soit en répétition ou en concert n’est pas pour tout de suite. Une lettre d’information qui annonce l’annulation de notre festival tant attendu, qui ne fait la promotion d’aucun concert.. . Sale virus. Heureusement nous, chanteurs, avons le nôtre, bien accroché et indéfectible. Alors patience et … prudence, le plaisir en sera décuplé. Pierre Quénard, Président de l’Association des Chœurs du Languedoc.